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Resistances : le refus de la misère, c’est tous les jours, et c’est l’affaire de tous

Journée mondiale du refus de la misère

ATD Quart Monde appelle le 17 octobre à entendre les résistances quotidiennes des plus défavorisés
vendredi 7 octobre 2005.
Ignorance ? Passivité ? Indifférence ? En 2005 plus que jamais, la misère est un scandale ! ATD Quart Monde veut souligner la nécessité d’engagements à tous les niveaux contre la pauvreté et l’exclusion. Avec ses partenaires, Amnesty International section française et le Secours Catholique Caritas France, le Mouvement ATD Quart Monde souhaite, à l’occasion de ce 17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère, développer un courant du refus de la misère.

À St-Étienne ; deux rendez-vous (rubrique agenda) : le 17 octobre et le 23 octobre

17 octobre 2005
Appel aux résistances !

La Journée mondiale du refus de la misère est l’occasion d’entendre les résistances quotidiennes des plus défavorisés face aux précarités et à l’exclusion L’occasion de rappeler que la grande pauvreté en France et dans le monde est une injustice inadmissible. Et de montrer comment des personnes de tous horizons, de toutes conditions sociales, agissent de différentes manières, en fonction de leurs possibilités. Pour refuser la misère par le respect des droits fondamentaux et la fraternité.

· Résistances le journal du refus de la misère, donne la parole à ces résistants d’aujourd’hui. Gratuit, tiré à 1,2 million d’exemplaires, ce 2ème numéro - après celui publié le 17 octobre 2004 - est édité par ATD Quart Monde avec la contribution d’Amnesty International et du Secours Catholique.
Au-delà du journal, Résistances se veut un courant d’opinion et d’action, rassemblant et soutenant celles et ceux qui, individuellement ou collectivement, veulent faire quelque chose pour que chacun puisse vivre dignement. Le nouveau site web www.jeresiste.org est au coeur de ce courant.

· A partir de Résistances et du courant citoyen qu’il entraîne, des rassemblements sont organisés le 17 octobre pour la Journée mondiale du refus de la misère.
A Paris, un rassemblement national aura lieu au Trocadéro, sur le Parvis des Droits de l’Homme et des Libertés, à partir de 18h. Une scénographie permettra au public de rencontrer des personnes disant pourquoi et comment elles « se bougent », et de visualiser des exemples de Résistances. Cet événement sera conclu par un message public commun d’ATD Quart Monde, Amnesty International section française, le Secours Catholique et la coalition « 2005 : plus d’excuses ! ».
Pour combattre l’indifférence et faire respecter les droits humains, des dizaines d’autres événements régionaux et locaux auront lieu à travers la France.

Cette journée du 17 octobre se situe cette année dans le cadre de la campagne « 2005 : plus d’excuses ! », qui rassemble une centaine d’organisations afin d’interpeller les dirigeants du monde entier, pour qu’ils respectent les engagements pris avec les objectifs du Millénaire pour le développement.

Résistances : du journal du refus de la misère ...
au courant du refus de la misère

La Journée mondiale du refus de la misère est l’occasion de développer un courant d’opinion et d’action : Résistances. Pour cela, se sont réunis cette année ATD Quart Monde, Amnesty International et le Secours Catholique.

-  Pourquoi Résistances ?
Partout en France et dans le monde, des personnes agissent contre la misère, là où elles sont - à commencer par les personnes très pauvres elles-mêmes. Mais ce qu’elles font n’est souvent pas ou peu connu.
D’autres encore ne savent pas qu’elles pourraient agir contre l’exclusion ou pensent que le seul moyen est de donner de l’argent ou de participer à des distributions (alimentaires, vestimentaires, etc.).
Résistances vise à faire connaître les engagements des unes et à encourager les autres, à leur donner des idées très concrètes d’actions, à les inviter à ouvrir l’oeil autour d’elles. Et veut aussi unir et créer des liens entre ceux et celles qui agissent déjà.
Résistances entend également rassembler pour peser. Car sans des engagements politiques forts, toutes les actions citoyennes - nécessaires pour faire vivre les lois - ne suffisent pas.
C’est en faisant grandir ce type de réseau que le combat contre l’exclusion sociale pourra être gagné.

-  Résistances, le journal
ATD Quart Monde publie le journal Résistances à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, avec la contribution d’Amnesty International section française et du Secours Catholique. Tiré à 1,2 million d’exemplaires, Résistances est un journal gratuit. Il est diffusé par voie militante et dans 3500 bureaux de poste.
A travers des reportages, portraits, interviews, etc., ce journal fait exister des engagements individuels et collectifs contre l’extrême pauvreté. Pour sensibiliser et encourager.
Exemples :
Des villageois reçoivent des vacanciers démunis, d’autres personnes défendent la dignité des sans-papier, des femmes en grande précarité créent de l’espoir et du lien social dans leur quartier, des maires construisent des logements sociaux malgré l’hostilité d’une partie de leurs administrés, une entreprise recrute des personnes sans qualification, etc. Résistances donne aussi la parole à des personnes qui vivent elles-mêmes dans la misère. Autant de sujets qui donnent des idées concrètes et des pistes d’action. Autant d’initiatives qui vont au-delà de l’assistance en considérant les personnes très pauvres comme partenaires.
Le journal Résistances a été rédigé par des journalistes de la presse écrite nationale et régionale. Il est ponctué de strips et de dessins réalisés par des talents de la Bande Dessinée ou du dessin de presse : Lewis Trondheim, Charles Masson, Pessin, Samson, Joëlle Lebrun, Jef.

-  Résistances, le courant du refus de la misère
Résistances ne vise pas à faire la promotion d’une association. Lancé par ATD Quart Monde, ce courant a vocation à rassembler, en réunissant différentes organisations, et, surtout, celles et ceux qui refusent d’accepter pour d’autres ce qu’ils n’accepteraient pas pour eux-mêmes ou leur famille.
Toute l’année, ceux qui le veulent peuvent avec Résistances exprimer leur refus de la misère, trouver et donner idées, exemples, contacts. Le site web www.jeresiste.org est au coeur de ces réseaux, de ce courant.
Il vise également à peser sur la façon dont notre pays lutte contre la misère et l’exclusion, en montrant qu’un grand nombre de citoyens se sentent concernés. Les engagements citoyens sont nécessaires et indispensables aujourd’hui, pour une pleine application des lois et engagements démocratiques. De même sont nécessaires des politiques publiques ambitieuses pour l’accès de tous aux droits de tous. Les politiques locales, nationales et internationales doivent pouvoir s’appuyer sur les engagements citoyens pour ne pas céder aux égoïsmes et aux corporatismes.

-  Avec qui ?
Autour de Résistances s’unissent cette année ATD Quart Monde, Amnesty International section française et le Secours Catholique Caritas France.
Les trois associations n’ont pas la même histoire, ni la même manière d’agir ni forcément tout à fait les mêmes objectifs. Mais au-delà de leurs différences, elles veulent faire appliquer les droits humains fondamentaux et impulser une mobilisation des citoyens contre la grande pauvreté.

Plusieurs partenaires contribuent à Résistances :
· La Poste est partenaire de l’opération. A partir du 10 octobre, 700 000 exemplaires du journal seront disponibles dans 3500 bureaux de Poste.
· Le CIDEM (collectif Citoyens et Démocratie) promeut la Journée mondiale du refus de la misère et le support Résistances dans le cadre de parcours civiques pour les jeunes.
· Le quotidien régional Ouest France assure gratuitement l’impression du journal.
· L’hebdomadaire « L’Itinérant » reproduit l’entièreté de Résistances dans ses pages.
· Euro RSCG Compagnie élabore gracieusement des supports pour une campagne publicitaire (presse écrite, radio, TV, web), diffusée gratuitement par de nombreux médias.

Le 17 octobre :
des initiatives en France et dans le monde

En France et dans le monde, le 17 octobre, des personnes de tous horizons se rassemblent en l’honneur des victimes de la misère. Nombreuses, ce jour-là, des personnes très démunies émergent de l’humiliation qu’elles vivent. Petits ou grands, ces rassemblements ont pour point commun de faire exister les résistances à la misère et de sensibiliser l’opinion publique à l’idée que « le refus de la misère, c’est l’affaire de tous et c’est tous les jours ».

Aperçu :

-  A Paris :
· Rencontre sur le thème "Comment les médias parlent-ils des personnes en situation de pauvreté ?", de 9h30 à 12h, dans les salons de l’Hôtel de Ville, organisée par la Mission d’Information sur la Lutte contre l’Exclusion en Ile-de-France (MIPES). Cette rencontre est préparée avec des personnes directement concernées, des associations, des chercheurs, des journalistes de différents médias. Inscription : mipes@iledefrance.fr.

· Sur le parvis de l’Hôtel de Ville de 12h à 14h, des associations parisiennes de lutte contre l’exclusion, avec le soutien de la Mairie de Paris, proposent signatures, interventions et événement musical.

· A 18 h au Trocadéro, sur le Parvis des Droits de l’Homme et des Libertés, ATD Quart Monde, avec Amnesty International, le Secours Catholique et « 2005 : plus d’excuses ! » proposent un temps public autour de la dynamique
« Résistances, le refus de la misère c’est tous les jours et c’est l’affaire de tous » :
· Les personnes présentes pourront déambuler à travers un parcours scénographique leur permettant de visualiser des exemples de résistances à la misère, et, surtout, de dialoguer avec des personnes disant ce qui les touche et ce qu’elles font. Ces rencontres sur la base de récits concrets d’engagements individuels et collectifs contre la misère et l’exclusion sociale débuteront dès 16h.
· A 18h45, message public d’ATD Quart Monde, Amnesty International section française, Secours Catholique, et « 2005 : plus d’excuses ! ». Les quatre organisations tiendront un point presse commun avant ce message.

-  Des exemples de rassemblements en France ...

· A Béziers, à 14h, ateliers d’écriture ; à 16h, débat public sur « Refuser la misère, un engagement citoyen ». Ce débat est proposé par Amnesty International, Appel des Cent, ATD Quart Monde, Croix Rouge, Emmaüs, La Margelle, Secours Catholique, Chorale « Les Bramaïres ».

· A Toulon, de 14h à 17h, à l’Union patronale du Var, table-ronde sur « le travail et l’activité sociale ». Cette table-ronde vise à favoriser une rencontre entre les entreprises, les associations d’insertion, les organismes institutionnels, les représentants des salariés et des gens privés d’emplois.

· A Lille, une semaine de solidarités dans les différents quartiers, et notamment le 17 octobre : Conférence à 18 h au Furet du Nord, avec Michel Falise : auteur du livre « Combattre les exclusions » ; conférence-débat à l’Université Catholique à 18h30 avec comme grand témoin Bruno Tardieu, volontaire-permanent du Mouvement ATD Quart Monde.

· A Dôle, le comité et les jeunes du Mouvement ATD Quart Monde invitent à visionner à la MJC la projection du Diaporama contre la misère et l’exclusion qu’ils ont réalisé, suivie d’un débat

-  ... et dans le monde

· A Madrid, inauguration de l’exposition « Miradas de ida y vuelta. Más allá de la pobreza... estás tú, estoy yo », fruit d’un travail rassemblant des personnes dont certaines vivent des situations de pauvreté et d’autres non ; cette exposition « met en lumière ce qui nous réunit, en tant qu’êtres humains faits d’expériences, de sentiments et de rêves ».

· A Londres, conférence de la coalition « Make poverty history »

· En République Démocratique du Congo, à Bukavu, une journée autour des enfants

Pour des informations plus complètes sur ces initiatives, rendez vous sur le site www.oct17.org

La misère à travers quelques paroles de ceux qui la vivent

La pauvreté peut être définie en termes économiques, politiques, sociologiques. Pour tenter de la cerner, on a fréquemment recours aux chiffres, notamment. Mais ceux-ci ne peuvent faire saisir la souffrance et les espoirs de la vie des personnes concernées.
Les définitions les plus éclairantes sont sans doute celles proposées par des personnes qui vivent elles-mêmes dans les difficultés.

Quelques paroles :
· « La misère, c’est avoir les mêmes rêves que tout le monde pour l’avenir, mais aucun moyen pour pouvoir les réaliser sur terre. »

· « La misère, c’est devoir mieux me comporter avec mes gosses que quiconque, parce que quelqu’un m’observe. »

· « La misère, c’est marcher partout, tout le temps, par tous les temps. »

· « La misère, c’est avoir besoin d’aide, mais avoir trop peur d’être jugée comme une mère incapable pour la demander. »

· « La misère, c’est raconter toute ma vie, encore et encore, simplement pour obtenir ce à quoi j’ai droit. »

· « Dans le fait d’être pauvre, le pire c’est de regarder la vie passer et de ne jamais être dedans. C’est difficile, car même si on fait des efforts pour être dedans, on n’y arrive pas. On ne veut pas de nous. »

· « Le plus dur quand on est pauvre ce n’est pas de ne pas avoir de sous, c’est de ne pas être reconnu, c’est de ne pas avoir de place dans la société. »

· « Pour avoir un logement, on nous dit d’attendre. Les gens ne comprennent pas ce que ça veut dire ».

· « Comment tenir un travail si on n’a pas de logement ? Comment trouver un logement quand on n’a pas de travail ? Pour les jeunes qui ont le plus de difficultés, tout est lié ».

Repères d’histoire de la Journée mondiale du refus de la misère

Depuis 18 ans, la Journée mondiale du refus de la misère s’inscrit dans l’histoire des familles qui subissent la grande pauvreté. C’est une journée où la parole des plus démunis est mise en avant. Elle vise à sensibiliser et mobiliser l’opinion pour construire une société où les droits fondamentaux de chacun (logement, moyens convenables d’existence, éducation, formation, activité digne, accès aux soins, ...) soient respectés.
Cette journée rappelle la nécessité de considérer les personnes qui vivent dans l’extrême pauvreté comme partenaires de la lutte pour l’éradication de la misère. Elle se fait aussi en mémoire des personnes qui sont décédées à cause de la misère et en l’honneur de celles et ceux qui luttent chaque jour pour améliorer leurs conditions d’existence.
En France en particulier, elle invite à comprendre comment chacun, là où il est, peut agir.

1987
Sur le Parvis du Trocadéro à Paris, en présence de 100 000 personnes, Joseph Wrésinski, fondateur du Mouvement international ATD Quart Monde, inaugure une dalle en l’honneur des victimes de la misère. Sur cette dalle, est inscrit : « Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les Droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré ».
Cette Dalle a depuis été reproduite dans plusieurs pays et est devenue un symbole du refus de la misère.

1993
Officiellement promue par les Nations Unies (en décembre 1992), la Journée mondiale du refus de la misère est célébrée dans le monde entier. C’est une journée dédiée aux sans-voix, à ceux qui se battent quotidiennement pour refuser l’inacceptable.

1994
« Avec les Nations Unies, nous, peuple du Quart Monde, proclamons que la misère peut être abolie comme l’ont été l’esclavage et l’apartheid ». Le 17 octobre, 300 délégués des familles parmi les plus pauvres du monde, venus de 45 pays, sont reçus à New-York par Boutros Boutros-Ghali, Secrétaire Général de l’ONU, et témoignent de leur lutte quotidienne.

1998
La Journée mondiale du refus de la misère marque l’un des temps forts du 50ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Les droits fondamentaux de la personne sont indivisibles. Sans la jouissance de l’ensemble de ses droits, aucune personne ne peut vivre en dignité.

2000
Décrétée par l’ONU « Année internationale de la culture de la paix », le 17 octobre 2000 est l’occasion de rappeler que refuser la misère permet de faire avancer la paix.

2004
En France, avec la contribution de la section française d’Amnesty International, ATD Quart Monde publie Résistances, le Journal du refus de la misère. Ce journal fait connaître des situations inadmissibles et des mobilisations réussies afin de susciter et renforcer une mobilisation citoyenne.

2005
Le Secours Catholique rejoint ATD Quart Monde et Amnesty International dans l’opération « Résistances ». Le CIDEM est partenaire de la diffusion.

Sources : Dossier de presse « Journée Mondiale du refus de la misère - ATD Quart Monde » ici en document joint, et sur le site http://www.oct17.org/

Contacts :
Chantal Duray - Philippe Mével
01 42 46 01 69
atdcom@atd-quartmonde.org
atd-quartmonde.org

Dossier de presse
Journée mondiale du refus de la misère - ATD Quart Monde

 

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